Résumé de la tragédie de Vukovar (4): un ennemi à genoux.

Résumé de la tragédie de Vukovar (4): un ennemi à genoux.
Vukovar a été défendu par environ 1800 combattants, incorporés durant la bataille au sein de la 204e brigade de la Garde nationale croate. Environ 40% d'entre eux étaient des volontaires originaires de Croatie et de Bosnie-Herzégovine mais également de la diaspora. Le bilan des pertes causées aux forces serbes est impressionnant. Au total, lors de la défense de la ville, les forces croates ont détruit 500 tanks et autres blindés, 25 avions de combats, causé la mort de 10 à 15 000 combattants serbes et en ont blessé 25 à 30 000 autres. Durant la bataille de Vukovar, l'armée serbe a été considérablement affaiblie sur le plan matériel, politique mais aussi psychologique. La résistance croate a en outre donné le temps nécessaire à la Croatie pour organiser la défense de son territoire. C'est pourquoi la bataille de Vukovar est aujourd'hui considérée, à juste titre, comme le symbole de la résistance croate à l'agression serbe.

# Posté le mercredi 31 mai 2006 09:39

résumé de la tragédie de Vukovar (5): Vukovar à l'image du reste de la Slavonie

résumé de la tragédie de Vukovar (5): Vukovar à l'image du reste de la Slavonie
Les crimes commis à Vukovar, s'ils représentent le point culminant des atrocités commises par l'agresseur serbe, ne doivent pas nous faire oublier que toute la Slavonie orientale a été victime de cette barbarie qui dépasse l'entendement. Ainsi quelques semaines avant la bataille de Vukovar, 12 policiers croates ont été massacrés par les paramilitaires serbes à Borovo Selo. Les Croates, venus pour évacuer deux policiers blessés, avaient pourtant reçu, lors des négociations, la garantie qu'ils ne seraient pas attaqués par les forces serbes contrôlant le village. Ces dernières, emmenés par Vukasin Soskocanin, profitèrent de l'occasion pour tendre un piège aux policiers croates. Selon les nombreux témoignages du personnel hospitalier, les policiers ont été atrocement mutilés, la plupart d'entre eux ayant les yeux crevés.
Des crimes atroces ont également été commis dans le village de Lovas. Ces atrocités sont aujourd'hui dénoncées par le lieutenant-colonel Milan Eremija, membre de l'Armée populaire yougoslave et témoin incrédule des faits. Selon Natasa Kandic présidente du Fonds pour le droit humanitaire, « pour cet officier, c'était une question d'honneur de décrire ce qu'il avait vu.(...) Avec une grande précision, il a décrit ce qui s'était passé à Lovas. Il y a retrouvé un groupe de paramilitaires qui avaient capturé une soixantaine de civils croates. Une fois enchaînés, ils les ont poussé sur un champs de mines (...) ».

# Posté le mercredi 31 mai 2006 20:02

Communiqué de l'association "Les mères de Vukovar"

Communiqué de l'association "Les mères de Vukovar"
LES MERES DE VUKOVAR NE PARDONNENT NI N'OUBLIENT

En cherchant nos êtres les plus chères durant ses sept longues années, il n'y a pas de mère, de père, d'épouse, d'enfant, qui n'ont, chassés de chez eux, entretenu, dans leur solitude, l'espoir: « peut-être est-il encore vivant, comment va t-il, a-t-il faim, soif, est-il malade, épuisé, le maltraitent ou le tapent-ils... »
Nous avons chercher des réponses auprès des puissants de ce monde qui nous ont répondu : "ceci est une sale guerre, vous êtes tous les mêmes".
Sommes-nous tous les mêmes ? Non Messieurs ! Nous avons défendu nos demeures, notre famille, notre terre natale, notre Vukovar. Nous avons réussi. Aujourd'hui Vukovar est de nouveau croate. Mais les victimes sont nombreuses, trop nombreuses. Une horde déchaînée d'assassins, de tueurs, sous le commandement de l'armée populaire yougoslave (JNA) et de ses officiers, parmi lesquels Sljivancanin, Mrksic et Radic sont entrés dans la ville qu'ils ont pendant cent jours impitoyablement bombardé. Tous ceux qui ne sont pas serbes furent exécutés. Afin de dissimuler les crimes commis, ils creusèrent des fosses communes loin des yeux du public. Ils tuèrent avec cruauté les résistants, les blessés et les civils. Les blessés de l'hôpital furent exécutés à Ovcara et à d'autres endroits.
Ces derniers jours, depuis bientôt deux mois, raisonnent les cris provenant du Nouveau cimetière « Dubrava » à Vukovar, où sont exhumés et identifiées environ 1200 personnes tuées en 1991. Des funérailles dignes chaque samedi. Des larmes, des pleurs, des cris, « mon fils, mon fils ». Et alors que nous enterrons nos êtres aimés, les assassins se promènent librement à travers Vukovar, Belgrade et toute la Yougoslavie. La communauté internationale décide du pardon, de l'amnistie, de la cohabitation. Pour eux La Haye n'existe pas, il existe pour les Croates. Ils sortent du placard Dinko Sakic, c'est d'actualité, mais ce qui s'est passé il y a sept ans doit être pardonné, oublié.
Aujourd'hui nous leur faisons savoir :
NON MESSIEURS, NOUS N'OUBLIERONS PAS, NOUS NE PARDONNERONS PAS!

# Posté le mercredi 31 mai 2006 20:12